Les inscriptions

INSCRIPTIONS EN GREC

Généralement les légendes se cantonnent au revers des monnaies et sauf exceptions évoquées plus loin, toutes ces inscriptions sont en grec. Sont énumérés tous les titres, variables d'un règne à l'autre, que le Roi s’attribue, mais dans la plupart des cas le nom du souverain ne figure pas.

LES PRINCIPAUX QUALIFICATIFS : -

APΣAKoY   Arsacide
AYToKPAToPoΣ   Monarque absolu
BAΣIΛEΩΣ   Roi
BAΣIΛEΩΣ BAΣIΛEΩN   Roi des Rois
ΔIKAIoY   Juste
EΠIΦANoYΣ   Glorieux
EYEPΓEToY   Bienfaiteur
EYΠAToPoΣ   Né d'un bon père
ΘEoY       Dieu
ΘEoΠAToPoΣ   De père divin
KTIΣToY   Fondateur
MEΓAΛoY   Grand
NIKAToPoΣ   Vainqueur
ΣΩTHPoΣ   Sauveur
ΦIΛoΠAToPoΣ   Qui aime son père
ΦIΛAΔEΛΦoY   Qui aime son frère
ΦIΛEΛΛHNoΣ   Ami des Grecs


LES TETRADRACHMES
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Les légendes varient d'un souverain à l'autre, mais aussi en fonction des émissions successives d'un même souverain. Au fil du temps le diamètre des tétradrachmes ne cesse de diminuer, et si, contrairement aux drachmes, les légendes demeurent dans un grec tout à fait lisible jusqu'à la fin de la période arsacide, elles sont le plus souvent incomplètes, les flans étant trop courts pour en recevoir l'intégralité.
Le nom du souverain, absent des monnaies parthes pendant trois siècles, prend place au revers des tétradrachmes à partir de Vologèses II. Pour ce qui est de la lettre grecque qui se trouve derrière l’effigie, on admet qu'elle fait référence à l’officine qui a émis la monnaie.

Vologeses II
OΛAΓA(COY)
VOLOGESES II (77-80)

Ci-dessous la liste de l'ensemble des légendes qu'on peut trouver sur les TETRADRACHMES parthes, classées par ordre alphabétique, et le numéro Sellwood associé. Pour connaître le souverain correspondant à ce numéro voir la rubrique "Les types principaux".

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BAΣIΛEΩΣ / APΣAKOY S.14 - S.18 - S.21
BACIΛEΩC / APCAKOY ΔIKAIoY / EΠIΦANOYC S.63
BAΣIΛEΩΣ BAΣIΛEΩN / APΣAKOY EYEPΓETOY / AYTOKPATΩP ΦIΛOPΩMAIOY / EΠIΦANOYΣ ΦIΛEΛΛHNOΣ S.55.7 à 55.9
BAΣIΛEΩΣ BAΣIΛEΩN / APΣAKOY EYEPΓETOY / ΔIKAIOY / EΠIΦANOYΣ ΦIΛEΛΛHNOΣ S.45 - S.46 - S.47 - S.48 - S.50 - S.51 - S.52 - S.53 - S.54 - S.55.1 à 55.6 - S.55.10 à S.55.14 - S.56 - S.57 - S.59 - S.61
BACIΛEWC BACIΛEWN / APCAKOY EYEPΓETOY / ΔIKAIOY / EΠIΦANOYC ΦIΛEΛΛHNOC S.60 - S.64 - S.65 - S.68 - S.69 - S.70
BACIΛEWC BACIΛEWN / APCAKOY APTABANOY / ΔIKAIOY / EΠIΦANOYC ΦIΛEΛΛHNOC S.74
BACIΛEWC BACIΛEWN / APCAKOY OΛAΓACOY / ΔIKAIOY / EΠIΦANOYC ΦIΛEΛΛHNOC S.72 - S.79 - S.84
BACIΛEWC BACIΛEWN / APCAKOY OΛOΓACOY / ΔIKAIOY / EΠIΦANOYC ΦIΛEΛΛHNOC S.84 - S.86 - S.87 - S.88
BACIΛEWC BACIΛEWN / APCAKOY ΠAKOPOY / ΔIKAIOY / EΠIΦANOYC ΦIΛEΛΛHNOC S.73 - S.75 - S.76 - S.77
BACIΛEΩC / BACIΛEΩN / EYEPΓETOY / APCAKOY S.62
BAΣIΛEΩΣ / BAΣIΛEΩN / MEΓAΛOY APΣAKOY / KAI KTIΣTOY S.44
BACIΛEWC BACIΛEWN / ΦIΛEΛΛHNOC EΠIΦANOYC / ΔIKAIOY / EYEPΓETOY ΓWTAPZOY S.66
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛOY / APΣAKOY S.15
BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛOY / APΣAKOY / AYTOKPATOPOΣ ΦIΛOΠATOPOΣ / EΠIΦANOYΣ ΦIΛEΛΛHNOΣ S.31
BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛOY / APΣAKOY EΠIΦANOYΣ S.23
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛOY / APΣAKOY / EΠIΦANOYΣ S.24
BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛOY / APΣAKOY / EΠIΦANOYΣ ΦIΛEΛΛHNOΣ / EYEPΓETOY S.32
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛOY APΣAKOY / EYEPΓETOY / EΠIΦANOYΣ KAI ΦIΛEΛΛHNOΣ S.38
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛOY APΣAKOY / EYEPΓETOY / EΠIΦANOYΣ ΦIΛEΛΛHNOΣ S.34
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛOY APΣAKOY / ΘEOY EYEPΓETOY / EΠIΦANOYΣ ΦIΛEΛΛHNOΣ S.39
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛOY APΣAKOY / ΘEOΠATOPOΣ EYEPΓETOY / EΠIΦANOYΣ ΦIΛEΛΛHNOΣ S.30
BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛOY / APΣAKOY NIKHΦOPOY S.17
BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛOY / APΣAKOY ΦIΛEΛΛHNOΣ S.13
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛOY APΣAKOY / ΦIΛOΠATOPOΣ EYEPΓETOY / EΠIΦANOYΣ ΦIΛEΛΛHNOΣ S.36 - S.37


LES DRACHMES
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Dès la seconde moitié du premier siècle avant J.-C. les caractères grecs des légendes des drachmes perdent en lisibilité, ce phénomène étant plus marqué sur les émissions de certains ateliers, Mithradatkart en particulier. Les graveurs, qui sans doute ne connaissent alors plus le grec, se contentent de recopier le texte des monnaies qu'ils ont sous les yeux, si bien qu'un siècle plus tard les légendes sont si dégradées qu'elles ont perdu toute signification.
Pour les drachmes il n’existe que deux types où le nom du souverain figure en grec et en clair : Le type S.60 de Vonones Ier, où ONωNHC est présent à la fois à l'avers et au revers, et la très rare drachme S.66.4 de Gotarzes II, où d'après Sellwood la légende indique : "Arsaces, Roi des Rois, fils de celui appelé Artaban, Gotarzes".

Vonones Ier - Gotarzes II

Ci-dessous la liste de l'ensemble des légendes qu'on peut trouver sur les DRACHMES parthes, classées par ordre alphabétique, et le numéro Sellwood associé. Pour connaître le souverain correspondant à ce numéro voir la rubrique "Les types principaux".

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APΣAKoY S.5 - S.6 - S.7 - S.8
APΣAKoY AYToKPAToPoΣ S.1 - S.2
APΣAKoY   krny S.3
APΣAKoY   krny2 S.4
APΣAKoY BAΣIΛEΩΣ S.9
BAΣIΛEΩΣ APΣAKoY / EΠIΦANoYΣ ΦIΛEΛΛHNoΣ S.23.3
BAΣIΛEΩΣ APΣAKoY / ΦIΛAΔEΛΦoY ΦIΛEΛΛHNoΣ S.22.1 & 22.4
BAΣIΛEΩΣ / BAΣIΛEΩN APΣAKoY / ΔIKAIoY / EYEPΓEToY KAI ΦIΛEΛΛHN S.29
BAΣIΛEΩΣ BAΣIΛEΩN / APΣAKoY / ΔIKAIoY EYEPΓEToY / EΠIΦANoYΣ KAI ΦIΛEΛΛHNoΣ S.46
BAΣIΛEΩΣ BAΣIΛEΩN / APΣAKoY / EYEPΓEToY ΔIKAIoY / EΠIΦANoYΣ ΦIΛEΛΛHNoΣ S.45 - S.46 - S.47 - S.48 - S.49 - S.51 - S.52 - S.53 - S.54 ......
BAΣIΛEΩΣ BAΣIΛEΩN / APΣAKoY MEΓAΛoY / ΔIKAIoY EΠIΦANoYΣ / ΘEoY EYΠAToPoΣ (KAI) ΦIΛEΛΛHNoΣ
S.41   (Sauf S.41.6, 41.7 et 41.17, voir ci-dessous)
BAΣIΛEYoNToΣ BAΣIΛEωN / APΣAKoY ΘEoY EYΠAToPoΣ / ΔIKAIoY EΠIΦANoYΣ / KAI ΦIΛEΛΛHNoΣ
S.41.6
BAΣIΛEoNToΣ BAΣIΛEΩN / MEΓAΛoY APΣAKoY / ΔIKAIoY EΠIΦANoYΣ / ΘEoY EYΠAToPoΣ KAI ΦIΛEΛΛHNoΣ
S.41.7
BAΣIΛEΩΣ BAΣIΛEΩN / APΣAKoY EYΠAToPoΣ / ΛIoΣ / ΦPAAToY EΠIΦANoYΣ / EΠIKAΛoY MENoY ΦIΛEΛΛHNoΣ
S.41.17
BAΣIΛEΩΣ BAΣIΛEΩN / APΣAKoY / ΦIΛoΠAToPoΣ ΔIKAIoY / EΠIΦANoYΣ ΦIΛEΛΛHNoΣ S.42 - S.43   (il existe d'autres variantes plus ou moins lisibles pour S.43)
BACΛIEYC BACΛIEωN / APCANOI / UOC KEKAΛ OYMENOC A /PTABANOY ΓωTEPZHC S.66.4
BAΣIΛEΩΣ / BAΣIΛEΩN / MEΓAΛoY / APΣAKoY EΠIΦANoYΣ S.27 - S.28
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛoY APΣAKoY S.12.1
BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛoY / APΣAKoY S.12.2 - S.13
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛoY / APΣAKoY S.10.1 à 10.14 - S.11 - S.12.3 - S.15.2
BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛoY / APΣAKoY / AYToKPAToPoΣ ΦIΛoΠAToPoΣ / EΠIΦANoYΣ ΦIΛEΛΛHNoΣ S.31
BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛoY / APΣAKoY / ΔIKAIoY EΠIΦANoYΣ / ΘEoY EYΠAToPoΣ (KAI) ΦIΛEΛΛHNoΣ S.40   (il existe d'autres variantes plus ou moins lisibles pour S.40)
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛoY / APΣAKoY / EΠIΦANoYΣ S.22.3 - S.24 - S.26
BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛoY / APΣAKoY / EΠIΦANoYΣ (KAI) ΦIΛEΛΛHNoΣ / ΦIΛoΠAToPoΣ EYEPΓEToY
ou BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛoY / APΣAKoY / KAI ΦIΛEΛΛHNoΣ EΠIΦANoYΣ / ΦIΛoΠAToPoΣ EYEPΓEToY
S.36
BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛoY / APΣAKoY / KAI ΦIΛEΛΛHNoΣ EΠIΦANoYΣ/ ΘEoΠAToPoΣ EYEPΓEToY
ou BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛoY / APΣAKoY / ΘEoΠAToPoΣ EYEPΓEToY / EΠIΦANoYΣ (KAI) ΦIΛEΛΛHNoΣ
S.35
BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛoY / APΣAKoY / EYEPΓEToY / EΠIΦANoYΣ (KAI) ΦIΛEΛΛHNoΣ S.38 - S.39
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛoY APΣAKoY / EYEPΓEToY / EΠIΦANoYΣ ΦIΛEΛΛHNoΣ S.34
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛoY / APΣAKoY ΘEoΠAToP S.10.17
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛoY / APΣAKoY ΘEoΠAToPoΣ S.16.24
BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛoY / APΣAKoY ΘEoΠAToPoΣ S.16.1 à 16.22 - S.19
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛoY / APΣAKoY / ΘEoΠAToPoΣ NIKAToPoΣ S.33.1 & 33.2
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛoY / APΣAKoY / ΘEoΠATPoY NIKAToPoΣ S.33.3 à 33.5
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛoY / APΣAKoY / ΘEoΠATPoY EYEPΓEToY S.30   (voir aussi les drachmes S.30 avec le nom de l'atelier)
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛoY / APΣAKoY / MENEΔ S.10.16
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛoY / APΣAKoY NIKHΦoPoY S.17
BAΣIΛEΩΣ / MEΓAΛoY / APΣAKoY / ΣΩTHPoΣ S.25.1
BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛoY / APΣAKoY ΦIΛAΔEΛΦoY S.20
BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛoY / APΣAKoY ΦIΛAΔEΛΦoY ΦIΛEΛΛHNoΣ S.22.2
BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛoY / APΣAKoY ΦIΛoΠAToPoΣ S.15.3
BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛoY / ΘEoΠAToPoΣ APΣAKoY S.16.23
BAΣIΛEΩΣ / ΘEoY / APΣAKoY S.10.15
BACIΛEYC / ONωNHC / NEIKHCAC / APTABANON S.60
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INSCRIPTIONS EN LANGUE PARTHE

Au revers des drachmes d'Arsaces Ier (S.3 et S.4) une partie de la légende n’est pas en grec. Il s'agit de caractères en écriture parthe, un dérivé de l'araméen. On parle aussi de moyen perse ou de pehlevi, qu’on retrouvera plus tard sur les monnaies sassanides. Sellwood avance l'hypothèse que sur les drachmes S.3 il faut lire "krny", pour Karen, qui serait l'équivalent approximatif de "Général Suprême". L'inscription qui se trouve au revers du type S.4 n'a pas pu être traduite de façon satisfaisante.

  krny   krny2  
  S.3   S.4  


Volo

Au premier siècle de notre ère les Parthes commencent à rejeter l'influence grecque et s'emploient à renouer avec les anciennes traditions, aussi bien dans le domaine culturel que religieux. Cela se traduit notamment, à partir de Vologèses Ier, par le retour de l'écriture parthe dans le monnayage. Sur certaines drachmes, derrière le portrait, se trouvent les deux premiers caractères du nom du souverain.

Arta
wl ("wo" "l") = Vologèses ’r ("a" "r") = Artaban

Mithradates V (c.140) apporte à son tour une innovation importante en inscrivant son nom complet, en écriture parthe, dans la légende de ses drachmes. Quant au reste de la légende, qui reste à base de caractères grecs extrêmement dégradés, il a désormais perdu toute signification.

Mithr-V

Tous les successeurs de Mithradates V placeront également leur nom sur la première ligne du revers de leurs drachmes. Lorsqu'on cherche à déchiffrer ce nom on constate que la forme des caractères varie d'une monnaie à l'autre et surtout qu'elle évolue au fil des règnes, en devenant de plus en plus stylisée. On remarque aussi que dans cet alphabet nombreuses sont les lettres qui ne sont guère individualisées, et qu'un même signe peut donc être interprété de plusieurs façons. De plus, dans la plupart des cas le début et/ou la fin du nom est hors champ, ce qui ne facilite pas non plus la lecture. Par bonheur les possibilités sont réduites, le choix se résume à Mithradates, Osroes, Vologèses ou Artaban.


Nom du Roi langue parthe


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