Drachmes de Mithradates II 

La longueur et la prospérité du règne de Mithradates II se traduisent par un monnayage très abondant et varié, particulièrement en ce qui concerne les drachmes. Sellwood recense six types principaux (S.23 à S.28), mais les drachmes S.23 et S.25, dont la production n’a certainement été qu’anecdotique, sont de la plus grande rareté. En revanche la quantité des exemplaires S.24, S.26, S.27 et S.28 parvenus jusqu’à nous est considérable, chacune de ces émissions se déclinant en de nombreuses variantes.


Les drachmes S.24

L’avers présente l’effigie diadémée de Mithradates II, avec une barbe de taille moyenne, taillée au carré ou légèrement arrondie [1].
Un [2] ou deux [3] monogrammes peuvent se trouver derrière l’effigie.
Le torque peut avoir un griffon ou un globule à son extrémité, ou rien de particulier.

Avers S.24.9 Avers S.24.18 Avers S.24.19
Photo C.N.G. Photo C.N.G. Coll. privée
[1]  S.24.9 [2]  S.24.18 [3]  S.24.19

Au revers la légende BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛoY APΣAKoY EΠIΦANoYΣ est disposée en carré autour de l’archer (Arsaces), qui est assis sur l’Omphalos.
L'archer tient son arc de la main droite.
Les bottes ont des lacets bien visibles.
Sur une partie des drachmes S.24 la ligne du sol est matérialisée sous l’Omphalos et les pieds [4] (S.24.9, 24.10, 24.12, 24.15 v., 24.26, 24.27, 24.30). Sur les autres des lignes ont été tracées sur le coin pour délimiter l’emplacement de la légende [5] (S.24.11, 24.13, 24.14, 24.16 à 23).
Un caractère ou un monogramme peut figurer au revers, derrière l’archer ; un autre est parfois placé à l’exergue.

Revers S.24.9 Revers S.24.19
Photo C.N.G. Photo Peus
[4]  S.24.9 [5]  S.24.19


Les drachmes S.26

Mithradates apparaît sur cette émission comme sur le type S.24, avec une barbe de taille moyenne [6], ou d’un âge un peu plus avancé, avec une barbe longue et pointue [7]. Un monogramme peut prendre place derrière le buste (S.26.9 à 19). Selon le graveur/l’atelier, et sans doute la période où le coin a été réalisé, on peut noter d’importantes différences de style. Le torque orné d’un griffon à son extrémité est toutefois une constante pour ce type.

Avers S.26.10 Avers S.26.1
Photo C.N.G. Photo C.N.G.
[6]  S.26.10 [7]  S.26.1

Au revers la légende reste la même, BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛoY APΣAKoY EΠIΦANoYΣ.
L’archer est désormais assis sur un trône, et le restera sur la totalité des émissions postérieures.
Bien que toutes répertoriées comme S.26, trois représentations distinctes de l’archer sont possibles.

1er cas : l’archer tient son arc à deux mains  (S.26.4, 26.9 à 26.14, 26.16 à 26.19, 26.21, 26.23, 26.24)*
* L'existence des types 26.7, 8, 20 et 22 de Sellwood n'est pas avérée.

Les bottes n’ont pas de lacets.
Les pieds sont posés sur un repose-pied [8] (parfois le repose-pied n’est guère plus qu’un simple trait), ou aucune ligne de sol n’est matérialisée [9]
La manche droite du vêtement ne descend pas en-dessous du niveau de l’assise.

Revers S.26.10 Revers S.26.4
Photo C.N.G. Photo Peus
[8]  S.26.10 [9]  S.26.4

2e cas : l’archer tient son arc à deux mains plus une flèche  (S.26.3, de rares exemplaires 26.4)

Les lacets des bottes sont très discrets, quand ils sont représentés.
La ligne de sol n’est matérialisée que par un petit trait sous les pieds, ou elle est inexistante.
La manche droite du vêtement descend légèrement en-dessous du niveau de l’assise [10] ou reste au niveau de l’assise [11].
La lettre A [10] ou le monogramme formé des lettres A et P [11] prend place derrière l’archer.

Revers S.26.3 Revers S.26.4
Coll. privée Photo C.N.G.
[10]  S.26.3 [11]  S.26.4

3e cas : l’archer tient son arc et une flèche de la main droite  (S.26.1, 26.2, 26.5, 26.6)

Les bottes ont des lacets bien visibles.
Selon le graveur/l’atelier :
La ligne du sol est soit présente sous le trône et les pieds [12] soit uniquement sous les pieds [13-14].
La manche droite du vêtement ne descend pas en-dessous du niveau de l’assise [12-13] ou descend en-dessous et se termine par un gros point ou un petit bloc rectangulaire [14].

Revers S.26.1 Revers S.26.1 Revers S.26.2
Photo VAuctions Photo C.N.G. Coll. privée
[12]  S.26.1 [13]  S.26.1 [14]  S.26.2


Les drachmes S.27

Mithradates arbore une longue barbe. Il est souvent représenté avec un nez busqué et proéminent [15], et apparaît plus âgé que sur les émissions précédentes. Le torque orné d’un griffon à son extrémité est une constante pour ce type également. Le style de l’atelier qui a émis les drachmes S.27.5 [16] diffère nettement du reste de la production.

Avers S.27.1 Avers S.27.5 v.
Photo C.N.G. Photo C.N.G.
[15]  S.27.1 [16]  S.27.5

La légende évolue par rapport aux types précédents, Mithradates se proclame désormais "Roi des Rois" : BAΣIΛEΩΣ BAΣIΛEΩN MEΓAΛoY APΣAKoY EΠIΦANoYΣ.
Sur toutes les drachmes S.27 l’archer tient son arc de la main droite.
La ligne de sol est représentée par un trait, uniquement sous les pieds.
Selon le graveur/l’atelier :
Les bottes ont des lacets bien visibles [17-18], ou à peine marqués voire inexistants [19].
La manche droite du vêtement descend légèrement en-dessous du niveau de l’assise et se termine en pointe [17] (S.27.2), se termine par un gros point ou un petit bloc rectangulaire [18] (S.27.1 et 27.4), ou ne dépasse qu’à peine le niveau de l’assise [19] (S.27.5 et les exemplaires "sans A" du même atelier*).
* Le style singulier, spécialement du revers, des types S.26.3 et S.27.5 atteste que ces drachmes proviennent du même atelier. Un nombre important de spécimens S.27, sans "A" derrière l’archer mais d’un style parfaitement identique aux drachmes S.27.5, ont également été frappés par cet atelier.

Revers S.27.2 Revers S.27.1 Revers S.27.5 v.
Photo C.N.G. Photo C.N.G. Photo A.N.S.
[17]  S.27.2 [18]  S.27.1 [19]  S.27.5 v.


Les drachmes S.28

Peu après avoir pris le titre de "Roi des Rois" Mithradates instaure un nouvel attribut plus théâtral que le diadème pour afficher sa suprématie, une tiare richement ornée, qui sera adoptée par une partie de ses successeurs. Pour ce règne on recense au moins une douzaine de variantes dans la représentation de la tiare impériale.
A la différence des deux types précédents, l’extrémité du torque peut prendre diverses formes : un griffon [20], un [21] ou deux [22] globules.

Avers S.28.1 Avers S.28.7 Avers S.28.2
Photo A.N.S. Photo C.N.G. Photo Peus
[20]  S.28.1 [21]  S.28.7 [22]  S.28.2

La légende du revers, BAΣIΛEΩΣ BAΣIΛEΩN MEΓAΛoY APΣAKoY EΠIΦANoYΣ, est identique à celle du type S.27 et seules les différences de style permettent de séparer les frappes des différents graveurs/ateliers.

Revers S.28.3 Revers S.28.7 Revers S.28. -
Photo C.N.G. Photo C.N.G. Photo C.N.G.
[23]  S.28.3 [24]  S.28.7 [25]  S.28. -



Les ateliers : Ecbatane et Rhagae

D’après Sellwood, les drachmes de Mithradates II ont été principalement frappées à Ecbatane et Rhagae, mais on verra que les émissions de ce règne ne se limitent pas à ces deux ateliers. Les caractéristiques stylistiques des revers permettent d’identifier différents graveurs, mais reconnaître la "patte" d'un graveur ne suffit pas à déterminer pour quel atelier il travaillait. L'étude des coins de Mithradates II, réalisée isolément, ne permet pas à elle seule d'attribuer à Ecbatane ou Rhagae telle ou telle émission. En revanche, pister l'évolution du style des graveurs actifs sur une période plus longue, englobant le règne de Mithradates II, apporte un éclairage intéressant.
Les lettres PA, à l'avers de la drachme S.20.4 d'Artaban Ier, désignent très probablement Rhagae. Le type S.24.12 de Mithradates II, et une variante du type S.25, avec également les lettres PA derrière le buste, présentent un revers rigoureusement du même style, le visage de l'archer, le bashlik, les attaches du bashlik, le "protège-joue", étant bien spécifiques.
On doit à un autre graveur, beaucoup plus productif, les drachmes S.20.1. Ces drachmes sont invariablement assignées à Ecbatane, bien qu’aucune marque d'atelier ne vienne confirmer où elles ont été frappées.

  S.20.4
PA






S.24.12
PA
 S.20.4 - 24.12 - - 20.1 S.20.1  

En dehors des émissions qui n'appartiennent certainement pas à Ecbatane et Rhagae, auxquelles on s'intéressera plus loin, on peut aisément différencier les coins de revers de deux graveurs en activité sur toute la durée du règne de Mithradates II.
Le premier a produit les coins S.24.9 (ci-dessous à droite), 24.10, 24.30 et 24.31. La parenté entre ces émissions et les drachmes S.20.1 du règne précédent est évidente : la manche vide en forme de Y, l'œil globuleux, le pied gauche faisant un angle de 90° avec le sol, etc. Aussi tout porte à croire que ces monnaies peuvent être mises au compte du même graveur et ont donc été produites par le même atelier.
Les revers du second graveur, qui a réalisé les coins S.24.19 (ci-dessous à gauche), 24.20 et 24.21, se démarquent par de nombreux détails et une qualité artistique très supérieure ; le visage de l'archer, notamment, est beaucoup plus soigné. On remarquera que ce graveur n’est pas celui qui a produit les coins S.20.4 avec PA, le style de ses revers en est bien trop éloigné.
Comme le montrent les images ci-dessous, les caractéristiques stylistiques propres à chacun de ces deux graveurs perdurent sur les émissions des règnes suivants, tout en évoluant progressivement, chaque graveur ayant sans doute formé un ou plusieurs apprentis.
Ainsi, la colonne de gauche aboutit à une drachme S.39 de Phraates III qui porte le monogramme d'Ecbatane, ce qui semble indiquer que l’ensemble des types de cette colonne provient d’Ecbatane.
L’investigation se complique avec la colonne de droite. On part des émissions S.24.9/10, en principe issues d’Ecbatane, et on arrive aux types S.30.18 avec la mention EN PAΓAIC, et S.39.4 avec le monogramme de Rhagae ! Peut-on envisager que les drachmes S.24.9/10 aient été frappées à Rhagae ? Cela irait à l’encontre d’un "état des lieux" solidement établi. Si on élimine cette première hypothèse, il faut pour résoudre l’énigme que le graveur des drachmes S.24.9/10, ou son remplaçant, qui exerçait dans un premier temps à Ecbatane, ait plus tard été employé à la production des coins de Rhagae.

S.24.19 S.24.19  S.24.9 S.24.9
S.26.24 S.26.24  S.26.10 S.26.10
S.26.1a S.26.1a  S.26.1c S.26.1c
S.26.1b S.26.1b  S.26.1d S.26.1d
S.27.2 S.27.2  S.27.1 S.27.1
S.28.3 S.28.3  S.28.5 S.28.5
S.29.1 S.29.1  S.29.2 S.29.2
S.31.5 S.31.5  S.31.6 S.31.6
S.33.1 S.33.1  S.33.4 S.33.4
S.30.15 S.30.15  S.30.18 S.30.18
ENPAΓAIC
S.39.2
S.39.2
S.39.2  S.39.4 S.39.4

Caractéristiques du revers :

- le motif de l'archer est globalement plus soigné, particulièrement le visage.
- le nœud des attaches derrière la tête est peu marqué.
- le "protège-joue" du couvre-chef qui repose sur l'épaule droite et s'avance légèrement sur le bras droit se termine par un petit globule.
- sur les premières drachmes S.26, comme sur le type précédent avec l'omphalos, le vêtement de l'archer ne descend pas en-dessus du niveau de l'assise (S.26.1a). Plus tard (S.26.1b) la manche vide du vêtement descend en dessous du niveau de l'assise et se termine en pointe ou par un petit globule.
- la jambe gauche fait un angle aigu net.
- le pied gauche fait un angle modéré avec le sol.
- la ligne de sol a tendance à descendre vers la droite (à partir de S.27).
- les caractères de la légende sont réguliers, alignés soigneusement, et à partir du type S.29 souvent plus petits (la taille de l'archer lui-même diminue aussi avec le temps).

Caractéristiques du revers :

- le motif de l'archer est plus grossier, le visage approximatif, avec un œil globuleux surdimensionné.
- le nœud des attaches derrière la tête est matérialisé par un ou deux points.
- l'extrémité du "protège-joue" du couvre-chef ne se termine pas par un globule.
- sur les premières drachmes S.26, comme sur le type précédent avec l'omphalos, le vêtement de l'archer ne descend pas en-dessus du niveau de l'assise (S.26.1c). Plus tard (S.26.1d) la manche vide du vêtement descend en dessous du niveau de l'assise et se termine par un petit bloc rectangulaire.
- la jambe gauche se replie de façon plus arrondie.
- le pied gauche repose sur la pointe et fait un angle de 90° ou davantage avec le sol.
- la ligne de sol a tendance à remonter vers la droite (à partir de S.27).
- les caractères de la légende sont plus irréguliers et moins bien alignés (sur S.26-27 le Γ de MEΓAΛoY est surdimensionné).

Crédits photos :
Busso-Peus (20.1, 24.19) – C.N.G. (20.4, 24.9, 26.10, 26.1b, 26.1d, 27.1, 27.2, 28.3, 28.5, 29.1, 29.2, 30.15, 31.5, 31.6, 33.1, 33.4, 30.18, 39.4) – Elsen (26.24) – Leu (39.2) – VAuctions (26.1a, 26.1c) – Coll. Petrowicz (24.12).


Rhagae ou Arsacia ?

Plusieurs émissions, dont le style bien particulier des revers confirme qu'elles proviennent d'un même atelier, arborent un monogramme où figurent les lettres A et P derrière le buste de Mithradates :
S.24.13  Monogr.  •   S.24.16  Monogr.  •   S.24.17  Monogr.  •   S.24.18  Monogr.
Sellwood a sans doute interprété ces deux lettres comme P et A, et il a attribué ces émissions à Rhagae. Mais, ce qui apparaît clairement sur le type S.24.16, il faut plutôt considérer qu'il s'agit de A et P, et attribuer ces drachmes à Arsacia. Cette dernière est généralement assimilée à Rhagae, mais deux cités distinctes ont peut‑être coexisté temporairement, et Arsacia a pu avoir son propre atelier monétaire.
De par leur style les drachmes S.26.4, avec cette fois le monogramme Monogr. placé au revers, ont été produites par le même atelier, ainsi que les rares exemplaires S.26.21 et 26.23, malgré l'absence des lettres A et P.

S.24.13 S.24.13  S.24.18 S.24.18
S.26.4 S.26.4  S.26.21 S.26.21


Les autres ateliers

Le style caractéristique d’une vaste série de drachmes S.26 [a] et S.27 [b] témoigne de l’existence d’un atelier important, qui n’apparaît pas dans le classement de Sellwood, et qu'on appellera prudemment "Atelier III". L'activité de cet atelier se limite aux émissions S.26 et S.27 de Mithradates II.

S.26.3  S.27.5 v.
[a]  S.26.3   •   "Atelier III" [b]  S.27.5 v.   •   "Atelier III"

Une série de drachmes S.28, dont le style spécifique se retrouve plus tard sur des exemplaires S.29 de Gotarzes Ier, reste difficile à attribuer ([c],[d]).

S.28.3 v.  S.28.5 v.
[c]  S.28.3 v. [d]  S.28.5 v.


On note encore un ensemble de drachmes, S.27 [e] et surtout S.28 [f], qui se démarquent sensiblement par leur style des frappes qu'on peut assigner aux ateliers déjà évoqués. L'avers présente une effigie plutôt rustique et au revers l’archer, le trône, le lettrage, désignent aussi un seul et même artisan, qu’on va baptiser "graveur x". Leurs caractéristiques communes permettent de déduire qu'elles proviennent toutes du même atelier. On observe par ailleurs l'existence de certaines drachmes dont l'avers appartient à Rhagae [g], mais dont le revers est issu d'un coin du "graveur x" [h].
Aussi deux possibilités sont envisageables :
1) Rhagae a confié pour un temps à un graveur aux qualités artistiques plutôt médiocres une partie de la production de ses coins.
2) Ces drachmes ont été émises par un atelier non identifié à ce jour, qui n'a fonctionné que durant les dernières années du règne de Mithradates II. Le graveur de cet atelier "secondaire", à coup sûr moins expérimenté que les artisans des ateliers principaux, s'est chargé de la production relativement aisée des coins de revers, mais les coins d’avers ont été pour une part réalisés localement et pour une autre fournis par Rhagae.

S.27.1 v.  S.28.-
[e]  S.27.1 v.   •   Atelier incertain [f]  S.28.–   •   Atelier incertain

S.28.-  S.28.-
[g]  S.28.–   •   Avers et revers de Rhagae [h]  S.28.–   •   Même coin d'avers que [g] mais revers du graveur x


Une série non négligeable de drachmes S.28, à l'effigie bien caractéristique, révèle également l'activité temporaire d'un atelier inconnu ; en plus de leur style particulier les spécimens de cet atelier ([i],[j]) se différencient fréquemment par la légende BAΣIΛEVΣ au lieu de BAΣIΛEΩΣ.

S.28.1 v.  S.28.-
[i]  S.28.1 v.   •   Atelier non identifié [j]  S.28.–   •   Atelier non identifié

Quelques raretés témoignent encore de l'existence d'autres ateliers actifs durant le règne de Mithradates II : le type S.26.19, avec les lettres NI derrière le buste, signale une faible production à Nisa ; les types S.26.16-17, bien que notés par Sellwood comme ayant été frappés à Rhagae, méritent certainement d'être réattribués.
Pour finir, quelques monnaies extrêmement frustes révèlent l’existence de frappes sporadiques non officielles, qui résistent au classement.



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